FACHTAGUNG 2026 - PAST FORWARD
Bettina Matthiessen Fotografie
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Die Digitalisierung verändert den Kulturgüterschutz grundlegend. Kulturgüter entstehen heute zunehmend digital oder werden digital dokumentiert und archiviert. Gleichzeitig wachsen die Risiken: Cyberangriffe, Datenverluste und hybride Bedrohungen stellen Archive, Museen und Gedächtnisinstitutionen vor neue Herausforderungen.
Diesen Fragen widmete sich die Fachtagung «PAST FORWARD – Dokumentation und Schutz von Kulturgut im digitalen Zeitalter» am 12. Juni 2026 in Basel. Organisiert von der Schweizerischen Gesellschaft für Kulturgüterschutz (SGKGS) gemeinsam mit dem Bundesamt für Bevölkerungsschutz (BABS), brachte die Veranstaltung Fachpersonen aus Forschung, Verwaltung, Gedächtnisinstitutionen und internationalen Organisationen zusammen. Den Auftakt machte Peter Fornaro (Universität Basel) mit einer Einordnung der digitalen Transformation im Kulturgüterschutz. Im ersten Panel zeigten Adrian Pöllinger (ETH Zürich), Nicole Bauermeister (Gesellschaft für Schweizerische Kunstgeschichte) und Sophie Grossmann (Schweizerisches Nationalmuseum) auf, wie digitale Dokumentation heute erfolgt und welche Herausforderungen dabei bestehen. Im zweiten Panel rückte der Schutz digitaler Kulturgüter in den Mittelpunkt. Mauro Vignati (Internationales Komitee vom Roten Kreuz IKRK), Dominik Kilchmann und Roland Senn (Universität Bern) sowie Cécile Vilas (Memoriav) beleuchteten unterschiedliche Ansätze, um digitale Kulturgüter gegenüber Cyberbedrohungen resilienter zu machen. Besonders aktuell ist dabei die Diskussion um ein internationales digitales Schutzzeichen, an dessen Entwicklung das IKRK arbeitet. Ziel ist es, besonders schützenswerte digitale Infrastrukturen und Daten künftig besser vor Cyberangriffen zu kennzeichnen und damit einen Beitrag zum Schutz im digitalen Raum zu leisten. Der heute veröffentlichte SRF-Beitrag zu diesem Projekt unterstreicht die Aktualität des Themas und zeigt, dass Fragen der Cybersicherheit zunehmend auch den Kulturgüterschutz betreffen. Im dritten Panel standen schliesslich die langfristige Sicherung und Archivierung digitaler Kulturgüter im Fokus. Isabelle Mehte-Iser (KOST) und Martin Luchterhand (Landesarchiv Berlin) diskutierten Strategien für nachhaltige Speicher- und Archivierungslösungen. Yoshi Zigerli bot mit einer Vorstellung seiner Arbeiten im Videospielbereich kreative Ansätze zur Digitalisierung von Kulturerbe. Die Tagung machte deutlich: Der Kulturgüterschutz des 21. Jahrhunderts umfasst nicht nur Bauwerke, Sammlungen und Archive, sondern ebenso digitale Objekte, Daten und Informationsinfrastrukturen. Die Frage, wie die Schweiz ihr digitales Kulturerbe angesichts hybrider Bedrohungen schützt und sichert, wird damit zu einer strategischen Aufgabe. Die SGKGS und das Bundesamt für Bevölkerungsschutz werden diese Diskussion gemeinsam mit ihren Partnern weiterführen. |
La numérisation transforme en profondeur la protection des biens culturels. Aujourd’hui, les biens culturels sont de plus en plus souvent créés sous forme numérique ou documentés et archivés sous cette forme. Parallèlement, les risques s’accroissent : cyberattaques, pertes de données et menaces hybrides posent de nouveaux défis aux archives, aux musées et aux institutions de la mémoire.
Le colloque « PAST FORWARD – Documentation et protection des biens culturels à l’ère numérique », qui s’est tenu le 12 juin 2026 à Bâle, était consacré à ces questions. Organisé par la Société suisse pour la protection des biens culturels (SGKGS) en collaboration avec l’Office fédéral de la protection de la population (OFPP), cet événement a réuni des experts issus de la recherche, de l’administration, des institutions de mémoire et d’organisations internationales. Peter Fornaro (Université de Bâle) a ouvert les débats en présentant le contexte de la transformation numérique dans le domaine de la protection des biens culturels. Lors de la première table ronde, Adrian Pöllinger (EPF Zurich), Nicole Bauermeister (Société d’histoire de l’art en Suisse) et Sophie Grossmann (Musée national suisse) ont expliqué comment s’effectue aujourd’hui la documentation numérique et quels sont les défis qui se posent dans ce domaine. La deuxième table ronde a mis l’accent sur la protection des biens culturels numériques. Mauro Vignati (Comité international de la Croix-Rouge, CICR), Dominik Kilchmann et Roland Senn (Université de Berne) ainsi que Cécile Vilas (Memoriav) ont présenté différentes approches visant à rendre les biens culturels numériques plus résilients face aux cybermenaces. Le débat autour d’un symbole international de protection numérique, auquel le CICR travaille actuellement, revêt une actualité particulière. L’objectif est de mieux signaler à l’avenir les infrastructures et données numériques particulièrement dignes de protection face aux cyberattaques et de contribuer ainsi à la protection dans l’espace numérique. Le reportage de la SRF publié aujourd’hui sur ce projet souligne l’actualité du sujet et montre que les questions de cybersécurité concernent de plus en plus la protection des biens culturels. Enfin, la troisième table ronde s’est concentrée sur la préservation et l’archivage à long terme des biens culturels numériques. Isabelle Mehte-Iser (KOST) et Martin Luchterhand (Archives régionales de Berlin) ont discuté de stratégies pour des solutions durables de stockage et d’archivage. Yoshi Zigerli a proposé, à travers une présentation de ses travaux dans le domaine des jeux vidéo, des approches créatives pour la numérisation du patrimoine culturel. Le colloque a clairement montré que la protection des biens culturels au XXIe siècle ne concerne pas seulement les monuments, les collections et les archives, mais également les objets numériques, les données et les infrastructures d’information. La question de savoir comment la Suisse protège et préserve son patrimoine culturel numérique face à des menaces hybrides devient ainsi un enjeu stratégique. La SGKGS poursuivra cette discussion en collaboration avec ses partenaires. |
PROGRAMM / PROGRAMME
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